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Mali. Philippe Verdon, faux barbouze, vrai aventurier Faux Patek Philippe

Mali. Philippe Verdon, faux barbouze, vrai aventurier Paris Match | Publié le 08/12/2011 à 18h08 | Mis à jour le 08/12/2011 à 19h21 Par François Labrouillère Le village de Hombori au Mali où Philippe Verdon a été enlevé. REUTERS/Florin Iorganda × Close L'otage français d'Aqmi, enlevé dans la nuit du 23 au 24 novembre, a été soupçonné à tort d'être un barbouze.

Cet été, l’exposition sur l’art des Dogon, au musée du Quai-Branly, à Paris, l’avait beaucoup impressionné. Fou d’Afrique et de civilisations anciennes, Philippe Verdon était revenu trois fois la visiter. Et il voulait terminer par une balade en pays dogon un voyage professionnel prévu au Mali en novembre pour un projet de cimenterie. Après un rendez-vous à Londres, en avril 2011, l’homme d’affaires menait depuis plusieurs mois une étude de faisabilité minéralogique et financière pour cette usine devant être construite à Hombori, dans le sud du pays. Il se faisait fort d’obtenir les capitaux nécessaires auprès de financiers sud-africains. En septembre, Djibril Camara, le promoteur malien, avait officiellement invité Philippe Verdon (Voir le document ci-dessous). Sur papier à en-tête de sa société, Cifa-Mali SA, il lui indiquait : « Il sera nécessaire que vous puissiez vous rendre sur les sites de Diamou et Tchiroual en vue de l’expertise du gisement de matière base, indissociable du fonctionnement de la cimenterie. » Il ajoutait : « En considération de l’importance de ce projet, il conviendra que vous puissiez venir à Bamako de façon fréquente et régulière. »

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Mais dans la nuit du 23 au 24 novembre, au Dombia, leur hôtel à Hombori, Philippe Verdon et son accompagnateur Serge Lazarevic sont enlevés par une bande de sept hommes en armes. Fils de famille, né il y a cinquante-trois ans dans la bonne bourgeoisie bordelaise, l’homme d’affaires se retrouve pris en otage pour la seconde fois. Il y a vingt ans, en 1991, capturé par des rebelles au sud du Soudan, il avait été récupéré in extremis par la DGSE. Un épisode connu seulement, jusqu’ici, par les « services » et quelques proches. Lors du convoyage avec un copilote et un passager d’un Cessna 430, Verdon avait dû se poser en catastrophe dans la région de Kapoeta, aux mains de la rébellion de John Garang. Il faudra deux mois aux services français pour obtenir sa libération.

Drôle et exubérant, à la fois rêveur et homme d’action, Philippe Verdon est un personnage très attachant, un électron libre qui se lance dans des affaires souvent aventureuses, disent enessigg. Copier Patek Philippeses amis, tous en train de se mobiliser pour ­tenter de le tirer de ce mauvais pas. L’un d’eux, le journaliste et écrivain Laszlo Liszkai, qui l’a beaucoup fréquenté ces dernières années, décrit un homme brillant, toujours prêt à partir au bout du monde. « Philippe est une sorte d’Indiana Jones des temps modernes. Tout l’intéresse. Il est capable de disserter aussi bien sur Claude Lévi-Strauss que sur l’architecture d’un château ou d’une église », ajoute Catherine, une proche. « Philippe a l’aventure dans le sang », confirme son père, ancien cadre supérieur de l’industrie automobile, qui ne dort plus depuis l’annonce de l’enlèvement.

"Philippe, réformé, n’a jamais fait l’armée"

Après un an de sciences éco et un diplôme de l’Ecole supérieure de publicité à Paris, Philippe Verdon obtient ses brevets de pilote professionnel privé à Tampa, en Floride. Il tente de trouver une place de pilote. En vain. Il se lance alors dans le conseil en management « privé, politique et exotique », selon la définition imagée de son père. Marié à une Réunionnaise, avec qui il aura un fils et une fille et dont il est aujourd’hui séparé, il joue ainsi les « communicants », en 1996, pour l’ex-président malgache Didier Ratsiraka, en exil à Paris, qui sera réélu. Puis il conseille un avocat franco-comorien, Saïd Larifou, qui ambitionne d’accéder au pouvoir à Moroni. Ce qui vaut aux deux hommes d’être emprisonnés trois semaines aux Comores, en septembre 2003, accusés d’avoir voulu organiser un coup d’Etat. « Une manœuvre pour museler un opposant. Ni Verdon ni Larifou ne seront inquiétés par la suite », tempère son ami Laszlo Liszkai. C’est l’époque où Verdon sympathise avec l’ex-mercenaire Bob ­Denard, le « Corsaire de la République », bordelais comme lui. Il l’aide dans ses démêlés judiciaires et le convoie parfois en France dans son petit avion. « Sans jamais avoir servi sous ses ordres, assure son entourage. D’ailleurs, Philippe, réformé, n’a jamais fait l’armée. »

En octobre 2010, Verdon est expulsé de Madagascar, pour non-respect d’une interdiction d’entrée sur le territoire. « Philippe devait impérativement se rendre sur place pour le renouvellement d’une concession minière dont il est copropriétaire. Il a été victime de concurrents locaux tentant de la lui ravir », affirme Liszkai, qui faisait partie du voyage. Ce parcours mouvementé pourrait faire passer Philippe Verdon pour un « barbouze », voire un homme des « services », en mission dans une région en pleine ébullition. D’autant que son accompagnateur, Serge Lazarevic, ex-agent de sécurité, porte le même nom qu’un gros bras qui aurait trempé, en 1999, dans un complot pour assassiner l’ex-président serbe Slobodan Milosevic. « Tout ceci est faux, tempête le journaliste Laszlo Liszkai, qui craint que ces rumeurs nuisent à la sécurité des deux otages. Philippe Verdon n’est pas un barbouze. Depuis plusieurs années, il se consacre uniquement à la minéralogie et à la prospection minière, en Guyane, en Bolivie ou à Madagascar. Quant à son ami Serge Lazarevic, 48 ans, une force de la nature, qui l’accompagnait parfois en voyage, il travaille dans le bâtiment. Et n’a rien à voir avec l’autre Lazarevic, prénommé Slobodan en serbe. Ce dernier est bien plus âgé. Les photos prises de lui en 2009 à La Haye, lors de son témoignage au procès de l’ex-président Milosevic, en sont la preuve. »

Retrouvez notre grande enquête sur la traque des kidnappeurs dans Paris Match, n°3264, du 8 au 14 décembre 2011.

Toute reproduction interdite À lire également Le Français enlevé au Mali avait déjà été pris en otage Mali. La France déconseille la destination Deux Français enlevés au Mali
Faux Patek Philippe

Copier Patek Philippe
Réduction Patek Philippe
Réplique de montres Patek
Réduction Patek Philippe Bracelet Le bracelet Oyster qui accompagne la Submariner est un bracelet de bonne qualité. D’origine, il est livré en grande taille, soit au moins 4 crans (maillons du bracelet) amovibles. Ces crans sont démontables à l’aide d’un tout petit tournevis. Les nouvelles contrefaçons ont le même système mais il existe un détail qui permet de les identifier. Sur les Submariner récentes, vous voyez la vis d’un côté et de l’autre côté, rien du tout, il n’y a pas de trou. Sur la contrefaçon, il y a un trou de part et d’autre du cran. Autre détail, le dernier maillon (celui qui touche la montre) est mal usiné, même sur les contrefaçons de qualité Grade 1 est et aussi plus épais que sur l’originale et les maillons vont du plus gros au plus petit, respectivement de la montre à la boucle. Sur le haut du bracelet, au dernier maillon, vous pouvez voir le numéro de série de ce dernier : 93150 ou 93160 sur le dernier gros maillon et 501B, 558B, 580 ou 593 sur la dernière pièce. Attention, sur les meilleures contrefaçons aussi (photo 27). Le bracelet de la Submariner originale est épais. La boucle déployante est en tôle d’acier et est tamponnée d’une forme qui reprend celle des maillons du bracelet, de la couronne à 5 branches et d’un étrier permettant de recevoir le fermoir de sécurité (photo 26). La boucle possède un système de rallonge qui permet d’agrandir le bracelet pour l’adapter à une combinaison de plongée. Le système de fermeture est un fermoir qui se replie sur la boucle fermée. Beaucoup de bracelets équipant les contrefaçons sont de très bonne qualité et pratiquement identiques aux vrais. Le système de vis décrit ci-dessus ainsi que l’épaisseur du dernier maillon reste un des meilleurs moyens d’identifier un faux bracelet. ATTENTION : certaines montres véritables sont vendues accompagnées d’un faux bracelet, ne vous faites pas avoir. Le prix neuf pour un bracelet Oyster est quand même d’environ 600 euros. Diamètre des trous recevant les pompes (Tiges à ressort qui permettent d’attacher le bracelet à la montre) Sur le modèle original de chez Rolex, le diamètre sortant des trous recevant les pompes à ressort est de 1.2 millimètres. C’est un diamètre très large pour une montre. Les trous sur une contrefaçon sont de 0.7 millimètre. Très facile à identifier (photo 28). Les pompes Les pompes équipant les montres Rolex Submariner sont grosses (photo 29). Il s’agit d’une tige cylindrique renfermant deux tiges en acier avec un ressort au milieu. Les embouts font 1 millimètre de diamètre et sont nettement arrondis au bout. Vous ne trouverez jamais de telles pièces sur des fausses montres, elles sont uniques. Toutefois, certains malins s’en procurent d’occasion sur Internet et les adaptent à des fausses montres en agrandissant les trous du boîtier de la montre. Mais ce dernier cas est beaucoup plus rare. Les contrefaçons sont équipées de pompes standard, fines avec des embouts possédant un double cerclage aux extrémités et permettant un démontage depuis l’intérieur à l’aide d’un petit couteau. Mouvement de la montre (il s’agit du mécanisme intérieur) Le mouvement de la Submariner originale est un calibre 3135 (photos 30 & 31). Si vous ouvrez la montre, vous voyez tout de suite la qualité du mouvement, il est tamponné «Montres Rolex SA - Geneva». «3135», «one 31 - five positions». C’est mouvement 31 rubis (31 rubis voulant dire qu’il y a vraiment 31 pierres de rubis à l’intérieur. Ces pierres sont utilisées en horlogerie pour éviter le frottement des pièces entre elles). Le meilleur mouvement utilisé par les fabricants de contrefaçons est le mouvement ETA. Très bon mouvement mais il n’a strictement rien à voir avec un mouvement Rolex. Il est tamponné ETA 21 jewels (pour 21 rubis) et ne possède pas les deux roues d’engrenage de couleur rouge comme sur le mouvement original. Certaines contrefaçons sont pourvues d’un mouvement ETA tamponné ROLEX S.A. Bruit du mouvement Ecoutez une véritable Submariner et vous allez voir qu’il vous faut vous concentrer pour en entendre le bruit. Le mouvement est tellement rapide (8 mouvements par seconde) que vous entendez à peine le bruit rapide du mouvement, à moins de vraiment coller votre oreille et d’être dans un endroit totalement silencieux. Ecoutez maintenant une contrefaçon (mouvement ETA) et vous avez un bruit qui vous empêchera presque de dormir la nuit. Elles sont bruyantes et avancent à une cadence de 5 mouvements à la seconde au maximum. D’ailleurs, si vous comparez les deux, vous ne verrez pratiquement pas de mouvement sur la vraie, l’aiguille donne l’impression de flotter. Le mouvement ETA beaucoup moins et vous pourrez facilement distinguer les saccades de l’aiguille. Boîte de la montre (le coffret) Eh oui, même les boîtes sont copiées (photos 32 & 33). Ici, facile à identifier : la vraie boîte possède soit a) un coussin et un voile de recouvrement en daim de bonne qualité, soit b) un cerclage du diamètre d’un poignet accueillant la boîte. Le bois est aussi de bonne qualité. La boîte est enfermée dans une surboîte imprimée verte. Neuve, elle est livrée avec les papiers, deux pochettes vertes et une ancre de marine tamponnée 1000ft-300m comme sur le cadran de la montre. La fausse est plus grande, le bois est le même que celui utilisé pour les boîtes de cigares (votre ongle peut s’enfoncer dedans), le coussin et le voile de recouvrement sont en tissu d’une qualité extrêmement mauvaise, aucune ancre n’est livrée avec et l’impression (encre d’imprimerie) de la surboîte tend à disparaître si vous la frottez assez durement avec le doigt. Inutile de dire que si quelqu’un vous propose une montre avec une fausse boîte c’est qu’il est 1. idiot ou 2. ignorant des produits offerts par Rolex, sauf évidemment si vous souhaitez acheter votre montre par correspondance. Hologramme au dos de la montre Les nouvelles montres de chez Rolex sont équipées d’un sticker hologramme au dos du boîtier. Ce sticker est imprimé d’un hologramme à 5 couches . La couche du fond possède le mot Rolex imprimé de nombreuses fois sur toute la surface. La deuxième couche idem avec une profondeur de champ différente, sur la troisième idem avec encore une profondeur de champ différente, sur la quatrième une grande couronne à cinq branches et sur la dernière, la référence de la montre, soit 16610 pour la Submariner Date, imprimée en noir. Sur une contrefaçon, rien de tout cela mais une impression en une seule couche (photo 34) et la référence « 16610 » imprimée sur le tout, le plus souvent de couleur or comme la couronne. De plus, les fabricants impriment très souvent la référence 166610 au lieu de 16610. La raison est que pour se protéger en cas de poursuites judiciaires, ils peuvent encore jouer sur les différences et essayer de ne pas tomber dans le domaine de la contrefaçon totale. Ainsi, il peuvent écoper d’une grosse amende plutôt que de quelques années de prison. Ici encore attention, il y a toujours un moyen de se procurer un vrai sticker et de le mettre sur une fausse montre. Papiers d’authenticité ou facture d’achat Les papiers sont assez souvent identiques. Pour identifier ce dernier point, il vaut mieux se référer au chapitre des numéros de série, tout y est expliqué en détail. Qui distribue ces produits ? Ces produits sont distribués pour la majorité par des sociétés implantées en Chine, aux Etats-Unis et un peu partout dans le monde (notamment en Italie et au Royaume-Uni). Ils sont fabriqués en Asie. Ces sociétés n’ont évidemment pas d’adresse et utilisent Internet pour écouler leurs produits ou encore les réseaux de particuliers. En ce qui concerne les particuliers, certains d’entre eux achètent directement aux fabricants en petite quantité, modifient les produits pour les rendre le plus fidèle possible à l’original, et l’écoulent ensuite par petites annonces sur Internet ou dans les journaux gratuits. Ce sont ces derniers qui sont le plus enclins à faire passer des fausses montres pour des vraies. EVOLUTION DES REPLIQUES Comme pour n’importe quel produit, l’évolution est rapide. Les fabricants travaillent de plus en plus sur les détails. Bien qu’il soit très difficile, même impossible d’arriver à une contrefaçon 100% fidèle à l’originale, il y a une évolution et qui sait si dans quelques années, ils n’y arriveront pas. Mais cela n’est pas pour maintenant et tous les points décrits dans ce livre sont valables pour au moins 3 ou 4 ans. LES MONTRES DE COLLECTION Le marché de la montre d’occasion allant en grandissant, j’ai pensé qu’il serait judicieux de développer ce sujet et d’y apporter davantage de précisions. J’ai été effaré ces derniers temps par l’évolution de la qualité des contrefaçons dans ce domaine. Ici encore, Rolex reste la marque la plus touchée, suivie de la marque Panerai. Les autres marques le sont beaucoup moins. Je vais donc uniquement traiter ces deux marques dans ce chapitre. Par Rolex de collection, je veux évidemment parler de reproductions récentes de montres comme la Daytona 6263, 6264, la Paul Newman, la Turn-o-Graph, la Milgauss, l’Explorer II orange, la Sea-Dweller, la Sea-Dweller Double Red, la Submariner Red, la Submariner James Bond, l’Explorer, pour ne citer que ces exemples. IMPORTANT : Ne prenez pas le risque d’acheter ce genre de montre par correspondance ! Procédez à une vente en direct avec le vendeur. Aucune autre alternative. Ce livre ne vous sera pas d’une grande aide pour un achat par correspondance. Pour un tel achat, il vaut mieux se déplacer, quitte à dépenser 100 euros de train pour se RENDRE en Allemagne, en belgique ou en angleterre par exemple. Vous devrez être très vigilant lors de l’achat d’une montre de collection, principalement pour deux raisons : 1. Une montre de collection est potentiellement sujette à modifications dans le temps, ne serait-ce que lors de ses différents 2. La production de ces montres commençant vers les années 40, il existe forcément un marché de la pièce détachée (récupérées sur de vraies montres), et ces dernières peuvent facilement être adaptées sur des contrefaçons, rendant l’identification de celles-ci très difficile. Ici, vous ne pourrez pas vous contenter de vérifier deux ou trois détails sur la montre lors de l’identification de cette dernière. Il suffit que le cadran et les aiguilles proviennent d’une véritable montre pour que vous vous fassiez rapidement avoir. Lorsque l’on sait qu’il faut compter 20000 euros pour une Daytona Paul Newman, il est préférable de savoir de quoi on parle lors d’un achat avec un particulier ! Il va donc falloir préparer une liste de vérification la plus complète possible pour être à même d’identifier la montre de façon fiable - la scène idéale étant d’être capable de différencier les vraies pièces des fausses. Pour des raisons techniques, les fausses pièces que vous trouverez sur la montre seront le plus souvent le boîtier, le bracelet, la couronne (remontoir), le disque tournant ou fixe, le cerclage intérieur du cadran, et évidemment le mécanisme intérieur - cela pour des raisons de difficultés d’adaptation de pièces les unes avec les autres. Par exemple, il est assez facile d’adapter les aiguilles d’une vraie Rolex sur une contrefaçon, par contre, il est très difficile, voire impossible pour certains modèles, d’adapter un vrai cadran dans un boîtier de contrefaçon, ceci pour des raisons de diamètre. La première et meilleure solution pour identifier une fausse montre de collection est de l’ouvrir et de vérifier si elle est bien pourvue d’un mécanisme Rolex. La seconde est de vérifier le numéro de série de la montre et du modèle incrustés dans la montre au niveau des attaches du bracelet. Ces derniers sont souvent patinés avec le temps et doivent correspondre avec la date de fabrication (se référer au tableau des numéros de série à la fin de ce livre). Le troisième point est de regarder les pièces sur la montre qui paraissent neuves et celles qui paraissent vieilles. Par exemple, vous ne pouvez pas avoir une montre avec un cadran et des aiguilles vieillis alors que le boîtier lui est flambant neuf. Rolex ne vend plus de pièces neuves pour ces montres. Ils peuvent adapter des pièces correspondant aux modèles récents, par exemple changer le boîtier d’une Submariner 5512 et mettre celui d’une 14060, mais la forme n’est pas la même. De même que lorsque vous amenez une Submariner 5513 de 1960, ils peuvent si vous le désirez, changer le cadran, mais vous n’aurez pas le cadran de l’ancienne (sans cerclages en or blanc autour des indications des heures), vous aurez le cadran de la 14060, avec des indications de la 14060 sur le cadran. Ceci nous amène à appréhender l’identification de la montre et l’évaluation de sa valeur d’une façon totalement différente. Il s’agit maintenant de savoir si (i) la montre est d’origine, (ii) si elle est vraie, (iii) si ce n’est pas un mixage de pièces provenant de différentes montres et (iv) si ce n’est pas une vraie Rolex accompagnée d’un certain nombre de fausses pièces. Ici, c’est votre sens de l’observation qui va faire toute la différence. Je vais développer les 4 points cités ci-dessus et ensuite vous donner des exemples photographiques. (i) La montre est-elle d’origine ? Par montre d’origine, je veux parler d’une montre qui possède toutes les pièces d’origine et n’ayant subi aucune modification depuis son achat. Pour cela, il vaut mieux avoir les papiers de vente ainsi que ses factures d’entretien. A moins que la montre ne soit jamais sortie d’un coffre depuis le jour de son achat, cela est assez facile. Vous regardez pièce par pièce et vérifiez si l’usure est la même partout, si la couleur du métal (or ou acier) est bien la même partout. Vous vérifiez ensuite les numéros de série. Vous regardez le radium (peinture phosphorescente) sur les aiguilles et sur le cadran, qui doivent toutes être de la même couleur. Ce produit jaunit avec le temps et perd de sa qualité éclairante. Vérifiez la couleur au jour, ensuite mettez la montre dans le noir, l’intensité de l’éclairage doit être le même partout. Vous pouvez toujours tomber sur le cas d’une montre ayant subi une oxydation, vous pourrez alors noter une petite différence de couleur sur différentes parties des luminophores suivant le degré d’oxydation, mais ils resteront sensiblement similaires. Dans ce cas, vous savez que la montre a perdu son étanchéité à un moment et a pris l’eau. Attention, dans ce cas, le mécanisme a lui aussi subit les conséquences de cette oxydation. Il vaut mieux alors faire faire une vérification certifiée par un agent agréé Rolex et lui demander de vous ramener le certificat de « non mal-fonctionnement » avant de parler de transaction. (ii) La montre est-elle est vraie ? Il s’agit là d’effectuer une observation minutieuse. Le mieux est de l’ouvrir. Si vous ne le pouvez pas, si le vendeur refuse par exemple, vous allez devoir vérifier chaque pièce extérieure une à une et prendre votre temps. Par exemple, une personne vous propose une Explorer Milgauss à un prix intéressant. Prenez rendez-vous avec la personne et avant le moment du rendez-vous, relisez bien ce chapitre, procurez-vous toute la documentation que vous pouvez sur ce modèle (meilleure source : Internet) et procédez à la comparaison lors du rendez-vous avec tous les documents en main. Ce livre est un bon atout lors de l’identification d’une montre, mais le meilleur atout restera toujours votre aptitude à « observer » et à « comparer ». Vous trouverez les meilleurs liens vers des sites traitant des montres Rolex à la fin de ce livre. Aidez-vous de mes photos, de documentations sur le modèle (photos, historique, numéros de série…) et n’hésitez surtout pas à questionner le vendeur sur la provenance de la montre, sur son entretien, sur le nombre de personnes à qui elle a appartenu dans le temps, etc. Un exercice très intéressant consiste à comparer différentes annonces sur e-bay avec les photos de ce livre. Il n’y a pas de secret, pour chaque domaine que l’on désire maîtriser, il faut s’entraîner. Personne à ce jour n’a pu inventer de remède miracle où il est possible d’acquérir une aptitude instantanément. (iii) La montre est-elle un mixage de pièces provenant de différentes montres ? Il serait dommage d’acheter une montre 10000 euros et de vous entendre dire : « Elle n’est pas d’origine, les aiguilles de votre Daytona de 1972 proviennent d’une Daytona récente ». Cela dévalorise votre montre et va ainsi baisser votre affinité pour cette dernière. Il vaut donc mieux vérifier les pièces, de la même façon qu’au point (i) ci-dessus. Sachez aussi que la valeur d’une montre dépend de son état et du fait que les pièces soient bien d’origine. Pour cela, je vous conseille soit d’acheter des ouvrages sur l’historique de Rolex pour avoir de bonnes photographies de montres d’origine (le meilleur d’entre eux est le très fameux livre en anglais « The Best of Time Rolex Wristawatches » de James M. Dowling & Jeffrey P. Hess - que vous pouvez vous procurer à l’adresse Internet suivante : www.hessfineart.com/bookpage.htm). Référez-vous au tableau des numéros de série, utilisez les photographies publiées dans ce livre, et s’il vous manque encore des données ou des photos, utilisez Internet ou les livres contenant beaucoup de photographies et d’historique sur Rolex. (iv) La montre est-elle une vraie Rolex équipée de certaines fausses pièces ? Inutile de développer ce point, si vous avez bien compris les trois points ci-dessus et que vous êtes capable de les mettre en application, vous pourrez vérifier et identifier une Rolex originale équipée de fausses pièces. Même rubrique montres : < > Trois nouvelles interprétations de la ligne Duomètre par Jaeger Lecoultre Collection Classic Manufacture de Frédérique Constant : un calibre manufacture accessible Voir les 3 commentaires

What is the appeal of a Patek Philippe Watch? I'm not a horologist, so I don't know what makes them so coveted, and if I had to guess, it would be because of some special mechanic within the watch. I see these watches auctioned off for upwards of $1 million+, but aesthetically, I think (and I am not the only one) who thinks they are quite ugly.

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